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 La folie manga (le 01/08/2005 à 23h54)

Banzaï
La folie Manga
par David POUILLOUX
Ranma 1/2, Sailor Moon, Gunnm, Dragon Ball ou Video girl. Quoi! Jamais entendu parler d'eux? Impossible. Ces héros aux noms curieux sont des mangas. Après les États-Unis, l'Italie, l'Espagne, les coqueluches de la BD nippone déferlent comme un raz de marée dans nos cours de récré. Précédés d'une réputation sulfureuse: ils seraient violents, niais, trop portés sur le sexe... Allons jeter un oeil.

(ZOOM)
Traduit mot à mot, manga peut signifier «image (man) dérisoire (ga)», ou bien «image fantaisie», ou encore «esquisse rapide».Le choix dépend si on aime ou pas. À partir de la BD, un manga est souvent décliné sous forme de dessins animés: séries pour la télévision, films en cassette vidéo (OAV pour original animation video) ou pour le cinéma (Porco Rosso, Akira) pour les meilleurs.
Même leurs défenseurs les plus acharnés le reconnaissent. Beaucoup des vedettes mangas (ZOOM) ont le coup de poing facile et la gâchette chatouilleuse. La violence est présente quasiment à chaque coin de page. Les héros de bandes dessinées japonaises, plus connus en France dans leurs versions dessins animés, cachent souvent derrière leurs grands yeux d'enfants un tempérament plutôt féroce. Et que je t'explose la tête à mains nues, et que je te taille en pièces avec ma tronçonneuse laser, et que je te pulvérise à coups de pistolet à ultrasons. Ça hurle, ça saigne de partout, ça meurt dans d'atroces souffrances.

Dans sa version originale, diffusée intégralement au Japon, un épisode de Dragon ball dure 26 min. Une fois les scènes les plus insoutenables retirées par la censure, restent environ 15 min diffusées sur nos antennes. Même après ce traitement de choc, elles sont à déconseiller aux âmes sensibles. Malgré cela, Damien et Gwenaël,12 ans tous les deux et complètement «gagaballiens» (surnom des fans exclusifs de Dragon Ball), en redemandent. «C'est super génial! s'écrie le duo, en choeur. On adore les combats. Les personnages se transforment, fusionnent entre eux, deviennent encore plus puissants.»

Histoires sans paroles

Plus puissant pour mieux détruire l'adversaire. «Ce n'est pas grave, explique Thomas, 16 ans. Ils peuvent se cogner dessus. Je me dis que ce sont des robots, des dessins. Ça me permet de sortir de la réalité, de penser à autre chose, d'oublier mes problèmes. De toute façon, ce n'est pas plus violent qu'un film de Stallone ou les informations à la télé. Et là, les personnes qui se tuent sont bien réelles...» Fabrice, 17 ans, en 1re littéraire, nuance un peu. «Moi, j'aime surtout le style du dessin et l'humour des mangas. L'érotisme aussi. C'est simple à lire, et c'est moins barbant que Balzac! La violence ne me dérange pas.»

Certains, pourtant, sont écoeurés. Ils n'accrochent pas du tout. «Mes copains adorent. Moi, je trouve ça idiot, remarque Romain, 14 ans. Ils dépensent tout leur argent de poche pour acheter des BD, des pleins classeurs de cartes à collectionner, des CD, des figurines... Pourquoi ne pas se contenter de les regarder à la télé?» Idem pour David, qui a le même âge: «Vraiment aucun intérêt!» Plus rude encore: «Je déteste les mangas, s'indigne Bastien, 12 ans. Au bout de trois pages, je laisse tomber le bouquin. C'est violent. L'histoire est nulle.»

(ZOOM)
Au Japon, un otaku est un fan qui ne vit que pour une seule et unique passion. Il s'isole du monde extérieur, se consacre uniquement à ses idoles. On peut être otaku de mangas, de jeux vidéo, de jeux de rôles, etc.
Banzaï! Paroles terribles pour les oreilles d'un otaku (ZOOM) . «Ce que je comprends le moins, poursuit Romain, c'est qu'ils achètent des albums en japonais...» Par -fai -te -ment. Les fans les plus féroces n'attendent pas les traductions. Ils engloutissent leurs BD favorites en version originale, comme tout bon Nippon! Avec lecture en sens inverse: la première image de l'histoire est à la dernière page, en haut à droite. Ensuite, il suffit de lire de droite à gauche et de haut en bas. Une bonne gymnastique pour les yeux. Le contenu des bulles reste évidemment incompréhensible au lecteur moyen. Très peu maîtrisent la langue des samouraïs. En clair, ces «lecteurs» ne lisent pas, ils regardent. La baston, qui n'a nul besoin de flots de paroles (quelques injures bien senties suffisent),passe donc très bien, même en japonais.

Peut-être une explication. À la grande différence de la majorité des BD franco-belges, presque tous les mangas sont prépubliés en «morceaux» dans des magazines vendus en kiosque chaque semaine. Avant de l'être sous forme d'album. Chaque épisode doit donc être un «moment fort» pour que le lecteur ne décroche pas. Résultat: les dessinateurs en rajoutent sur les scènes spectaculaires ou croustillantes du récit. Catastrophes naturelles, explosions nucléaires (les grandes angoisses d'un pays régulièrement secoué par les séismes et qui reçut deux bombes atomiques en 1945), foules paniquées, combats, jeux de l'amour, arrivée de nouveaux personnages, de monstres: les auteurs mettent le paquet pour tenir en haleine le lecteur, impatient de retrouver la suite de l'aventure.

Violence, une pincée d'érotisme, une bonne louche de peur du lendemain, des combattants qui se serrent les coudes pour vaincre plus fort qu'eux, les nouveaux superhéros sont dans l'air du temps. En plus de ça, quel bonheur de retrouver sur papier les aventures des héros de la télé. Le dessin très vif, très «cinéma» permet un passage très doux de l'écran à la page. Et puis comme papa et maman n'aiment pas, c'est une raison supplémentaire de les aimer, ces mangas!

Mais surtout ne croyez pas que les guerriers surpuissants et les as de la galipette soient seuls en pays manga. Beaucoup n'ont jamais tué ni enlassé personne. Pour preuve, au Japon, chaque public a son manga. Le jardinier en herbe autant que le forcené des polars sanglants, le mordu de cuisine vapeur comme le fondu d'arts martiaux. Les jeunes filles nipponnes, éprises de romantisme, d'histoires à l'eau de rose, ont même leurs shôjo manga, des BD sentimentales, bien à elles. Les garçons, plutôt versés dans le sport et la castagne, préfèrent leurs shônen manga, des BD où s'affrontent humains, robots, extraterrestres, monstres et autres esprits.

En France, la mauvaise réputation qui colle au kimono des mangas tient aussi, en partie, au fait que des BD destinées au Japon à un public d'adultes avertis se retrouvent - parfois - entre les mains d'adolescents... Laetitia, experte en mangas, raconte: «Au rayon enfant d'un vidéo club, j'ai vu une cassette de ce qui se fait de plus répugnant en manga: ultraviolence, sexe, voire sadisme! J'ai dit à la vendeuse de changer absolument la cassette de rayon. Ignorante, elle m'a répondu: "Je ne comprends pas: ce ne sont que des dessins animés"... Les gens ne connaissent pas les mangas. Ou ne retiennent que ce qu'il y a de plus mauvais.»

Du sang neuf

En réalité, tous les mangas ne sont pas violents et les histoires pas forcément simplettes. «Les Japonais ont beaucoup d'imagination, d'audace et d'humour, confirme Moebius, grand Monsieur de la bande dessinée française. Ils adorent notre culture et savent bien mieux que nous s'en inspirer pour raconter des histoires passionnantes et drôles.» Légendes gréco-latines, chinoises, hindoues, préhistoire, littérature, sports, sciences, tout est bon au Japon pour nourrir l'inspiration. Les Américains finissent même par les copier. Un comble pour un peuple accusé sans cesse de plagiat! Les connaisseurs font souvent allusion à l'étrange ressemblance entre le tout jeune Roi Lion des studios Disney et le Roi Léo (Jungle Tatei), dessin animé qu'Osamu Tezuka, le «pape» des mangas, créa dans les années 50...

Chose amusante: histoire d'apporter un peu de sang neuf aux pages de leurs magazines, depuis quatre ou cinq ans, les Japonais piochent dans le vivier des dessinateurs français. C'est au festival annuel de la BD d'Angoulême qu'ils viennent chasser de nouvelles têtes, ou plutôt de nouveaux crayons. Parmi eux, Hervé Baru. La maison d'édition Kôdansha, de Tokyo, l'une des trois plus importantes du Japon, lui a commandé L'Autoroute du Soleil, fraîchement récompensé par le Prix du meilleur album 1995 au dernier festival. Le titre est paru, chapitre par chapitre, dans Morning, une «bible» du manga qui tire à 1,6 million d'exemplaires par semaine.

Les conditions de travail? «J'ai eu une entière liberté. On ne m'a surtout pas demandé de faire du manga. Et au lieu des 48 pages habituelles dans la BD traditionnelle j'ai eu 400 pages pour mon histoire. Ce grand espace m'a permis d'affiner mes personnages, de leur donner plus de profondeur, plus de nuances, de m'approcher de la réalité de la vie et d'éloigner mes personnages de la caricature.» Mais la vie au pays du Soleil Levant n'est pas toujours rose. Au Japon, le dessinateur de manga (un mangaka) doit suivre le rythme infernal des parutions: rendre de 14 à 20 pages de son aventure chaque semaine, au lieu de 48 par an pour un auteur travaillant en France!

La folie manga? «Je pense que c'est une bonne chose, commente Hervé Baru. En France, le lectorat de la bande dessinée commençait à vieillir. Grâce aux mangas, des jeunes qui jusque-là n'en lisaient pas se mettent à la BD.» En interrogeant leurs libraires et en épluchant le courrier des lecteurs, l'éditeur Glénat constate en effet que les lecteurs de mangas sont jeunes: entre 8 et 25 ans, dont une bonne part de 8-12 ans qui ne lisent que ça... et qui souvent n'ont jamais rien lu d'autre avant: ni livre ni BD. Beaucoup se contentaient de la télé et des jeux vidéo.

Pour Baru, cette nouvelle vague de lecteurs est porteuse d'espoir. «Lassés des mangas les plus communs, les plus fades, certains jeunes passeront ensuite aux grands auteurs japonais ou se tourneront vers la BD européenne. Quant à ceux qui n'aiment pas les mangas, ils devraient y regarder de plus près. Il y en a de bons, on ne connaît pour l'instant que la partie émergée de l'iceberg. Le plus important, pour moi, c'est que parmi ceux qui sont venus à la BD par le manga, il y a sûrement de futurs dessinateurs. J'espère qu'ils s'engouffreront dans la voie que j'essaie de tracer, avec d'autres auteurs. Une troisième voie, entre BD franco-belge et manga japonais.» Alors, à vos planches et à vos bulles!


Les Japonais passionnés

Le terme manga a été forgé par le dessinateur Katsuhika Hokusaï en 1814. C'est dire si la tradition BD est ancienne dans ce pays. Le boom manga a eu lieu après la Seconde Guerre mondiale, en réaction à l'arrivée des BD américaines. Aujourd'hui, dans le métro, une personne sur deux feuillette ces vénérables dessins. Des bancs de la maternelle aux fauteuils des maisons de retraite, tout Japonais digne de ce nom en lit. Elles font partie de la vie quotidienne et de la culture. Les amateurs de BD sont presque aussi nombreux que les gens qui regardent la télévision.

Le Japonais moyen consomme ses mangas sous forme d'énormes pavés de 300-400 pages, véritables cousins de nos annuaires téléphoniques. À l'intérieur, un chapitre d'une vingtaine d'histoires différentes, comme dans les comics américains. Imprimées en noir et blanc, sur du papier de mauvaise qualité, vendues à petits prix (environ 14 F), ces revues s'arrachent à des millions d'exemplaires chaque semaine. Là-bas, après une lecture express, on les jette. Une histoire unique peut s'étirer sur plus de 1000 pages (1700 pour Akira...)!


Anatomie d'un style

Glenat/DR

Nomad, un manga à la française: un dessin de bien de chez nous mais une mise en scène qui rappelle les mangas japonais.

Comme au cinéma

Gros plan, plan lointain, plan large, vue d'avion, vue de pied, le crayon du dessinateur de manga a des allures de caméra. Il dessine ses personnages sous tous les angles possibles à des distances différentes, en cadrage cinéma. Cette technique donne beaucoup de vie et de rythme au dessin. Grâce à la décomposition très fine des mouvements, le lecteur a l'impression de participer à l'aventure. L'arrivée d'un coup de poing sur un visage peut prendre plusieurs pages.

Bulles

Elles sont rares et souvent petites. L'essentiel de l'histoire se comprend à travers l'action des personnages et les énormes onomatopées (cris ou bruits) qui traversent les cases d'un bout à l'autre. Beaucoup de fans français de mangas lisent d'ailleurs directement leur BD en japonais. La plupart du temps, sans rien comprendre au texte...

Traits

Le fond de nombreuses cases est strié. Des traits, voire de larges bandes, sont là pour renforcer l'impression de vitesse, de puissance, ou accentuer les sentiments exprimés par le héros. On retrouve cette technique dans la BD américaine (les comics).

Cases cassées

Dans les scènes de cauchemar, de rêve ou de combat, les dessinateurs n'hésitent pas à rompre la monotonie des traditionnelles cases rectangulaires ou carrées. Ici, elles ont toutes les formes et les tailles possibles, flottent dans tous les sens pour mieux coller à l'atmosphère de la scène. Un seul dessin peut occuper une page entière voire une double page. Parfois les cases vont jusqu'à s'emboîter à la manière d'un puzzle. Les «sorties» de pages (le dessin se prolonge hors du cadre) sont également fréquentes. Ces techniques ne sont pas propres aux dessinateurs de mangas, mais ils les apprécient particulièrement.

Grands yeux

C'est la marque de fabrique des mangas... même si ce n'est pas toujours vrai. Les dessinateurs nippons usent de cette technique car, selon eux, l'essentiel de l'émotion passe par le regard. En grandissant les yeux, ils peuvent jouer sur une palette plus large de sentiments. Les grands yeux rappellent aussi ceux des bébés et rendent les héros plus attachants. Jetez donc un oeil du côté des créatures de Walt Disney. C'est pareil.

Top model

Grands yeux, grandes jambes, petite bouche, petit nez (souvent sans narines): vous avez toutes les chances d'être en face d'un personnage de manga. Problème: ils finissent tous par se ressembler. Conseil: regardez la chevelure. Couleur, longueur, excentricité, c'est un bon moyen de les identifier (ainsi les trois soeurs de Ranma 1/2 se distinguent par leur nombre de nattes). Les dessinateurs japonais semblent avoir subi l'influence des dessinateurs américains. Après 1945, leurs histoires se déroulaient souvent aux États Unis, au point que les héros mangas adoptèrent le look top-model et surfeur californien des personnages de comics. Gare pourtant au contresens: ne voyez pas dans le visage des mangas, plat avec un petit nez, celui des Occidentaux. C'est réellement ainsi que se voient les Japonais!


Coups de coeur

GON 2 Deuxième volet des frasques du terrible petit dino qui sème la panique chez les animaux. Féroce et tendre, Gon est aussi très drôle. Magnifiques dessins en noir et blanc
de Tanaka. Éd. Casterman. 39 F.

DR SLUMP Toryama, auteur de Dragon Ball, oublie la castagne pour raconter dans Dr Slump les aventures d'une fillette robot et de son père, un savant, bricoleur de génie. Souvent désopilant.
Éd. Glénat. 38 F.

NOMAD 2 (GAI-JIN)
La fuite continue pour le jeune touareg Arrouan. Cette fois, c'est au coeur de Tokyo que ses étranges pouvoirs sont convoités. Dessinateurs et scénaristes français, scénario prenant. Ce manga made in France, très beau, vaut vraiment le détour.
Éd. Glénat. 98 F.

LE TROU BLEU 1
Une jeune fille, Gaia, et son grand-père pêchent au large des côtes africaines. Soudain, ils sont attaqués par un monstre marin. Une aventure palpitante à mi-chemin entre 20 000 Lieues sous les mers et Jurassic Park.
Éd. Casterman. 59 F.

L'AUTOROUTE DU SOLEIL
Deux jeunes garçons foncent vers le sud de la France pour échapper à des tueurs. Des héros attachants. Dessin noir et blanc remarquable. BD métisse entre manga et BD franco-belge. Meilleur album de l'année au dernier festival de la BD d'Angoulême. Une merveille!
Éd. Casterman. 85 F.

L'UNIVERS DES MANGAS
Une vraie mine d'or que ce livre signé Thierry Groensteen. Le meilleur moyen de ne pas dire n'importe quoi sur les mangas.
Éd. Casterman. 125 F.


Tintin contre Dragon Ball

Akira Toriyama/Toei Animation/DR

Le sumo manga va-t-il manger toute crue la bonne vieille BD franco-belge? Pas forcément. Les papis de la BD font de la résistance. Avec 425 000 exemplaires vendus cette année, le dernier album de Lucky Luke, «Belle Star», joue encore les durs à cuire. Idem pour les Bidochon: les dernières frasques de Raymonde et Robert ont séduit 200 000 lecteurs. Astérix, c'est plus de 1 million d'albums vendus chaque année dans son fief gaulois. Quant au reporter à la blonde houppette, 2 millions d'albums ont été achetés l'an dernier en France, toutes aventures confondues.

En fait, il semble que la majeure partie des lecteurs de mangas soient de nouveaux convertis à la BD. Et les autres n'abandonnent pas leurs anciennes amours. «J'aime bien les mangas, glisse timidement Raquel, blondinette qui aura bientôt 13 ans, parce qu'à la fin de chaque épisode je suis impatiente de connaître la suite. Mais je continue à lire Astérix, Boule et Bill et Quick et Flupke, mes préférés.»


Enfants de Goldorak

Toei Animation/DR

Années 70. Deux héros mangas quittent les planches et les bulles nipponnes pour s'aventurer sur le petit écran. Goldorak, le géant d'acier sauveur de la Terre, et Candy, la jeune fille romantique, font craquer les petits Français . L'émotion, ça marche. Aujourd'hui, la génération de 20-25 ans ne s'en est toujours pas remise.

source: science et vie junior.

Bien avant Son Goku, héros culte de la série Dragon Ball, d'autres stars nippones ont cassé la baraque dans l'Hexagone. Son Goku et sa horde de cogneurs sont les enfants de Goldorak, Capitaine Flam, Candy et autres Albator. Héros de BD au départ, ils ont fait un tabac dans leur version dessin animé au tout début des années 80. C'était l'époque de «Récré A2», présenté par Dorothée. Aujourd'hui, deux heures de dessins animés sur trois diffusés en France sont made in Japan!

Le manga en BD, lui, a mis plus de temps à s'imposer. En 1989, l'éditeur Jacques Glénat lance Akira. Seuls quelques milliers d'albums trouvent preneur. Pas de quoi se faire hara-kiri pour autant. Glénat s'obstine. En 1993, succès immédiat de Dragon Ball, puis de sa suite Dragon Ball Z, et de Appleseed. Les aventures sur papier du petit judoka, costaud mais un peu nigaud, à la recherche des sept boules de cristal (les célèbres dragon balls) se vendent à plus de 100 000 exemplaires chacune. De 1993 à 1995, Glénat vend 4 millions d'albums de BD japonaise, ce qui représente 30 % de ses ventes. Aucun doute: la «mangamania» s'est emparée de la France!

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 Les genres de mangas (le 20/06/2005 à 16h09)

Action:Succession d'évènements avec peu de temps morts exemle (niky larson).

Amitié: Groupements d'amis s'aidant les uns les autres full metal panic fumofu) .

Amour & Amitié: Intrigue romantique ou sentimentale. (ayashi no ceres).

Animation 3D Assistance par ordinateur, images de synthèse.(final fantasy 7)

Aventure Voyages et imprévus. (hack//).

Cartoon & Comic S'inspirant de comic books, Looney Tunes © ouToons. (shin shan)

Combat & Arts Mart. Présentant des scènes d'affrontement physique. (street fighter).

Comédie Qui amuse. (dears).

Contes & Récits Fables, histoires, contes de fée. (Chronique des douze royaumes).

Cyber & Mecha Mettant en scène de la cyber-réalité ou des robots. (macross).

Drame Récit à caractère sérieux ou de malheurs. (elfen lied).

Ecchi Comédie avec personnages pervers.(futari ecchi).

Éducatif Dont le but est de passer un message éducatif. (Panda ! Go Panda!).

Énigme & Policier Élucider  un mystère ou un crime. (gunsmiths cats).

Épique & Héroique Récit long présentant les exploits d'un Héros. (ulysse).

Espace & Sci-Fiction Mettant en scène des éléments d'une époque imaginaire.(iria).

 Familial & Jeunesse Accessible tant bien aux jeunes qu'aux adultes. (Akachan To Boku).

Fantastique & Mythe Non réaliste à caractère mythique ou fantastique.(blue seed).

Hentai À caractère pornographique. Pour public averti.(F-Force ).

Historique Récit sur fond d'éléments d'un passé commun. (less chroniques de la guerre de lodoss).

Horreur Contenant des moments d'intrigue horrifique. (gantz).

Magical girl Petite fille ou femme qui se transforme. (sailor moon).

Musical Où la musique tient l'un des rôles principaux. (magique emi).

Shôjo Manga/Anime destiné plutôt aux filles.(alice 19).

Sport À vocation sportive : auto-moto, foot, volley...(jeanne et serge).

 

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